L’herbier de cire; Études Végétales

Festival de Land art - Créations sur le champ
Mont Saint-Hilaire (Qc) - Octobre 2025

Cueillir à la main la mousse végétale, une fleur ou une herbe sauvage : ce geste humble, presque ancestral, marque le début d’un dialogue. Chaque spécimen, ramassé avec soin, porte l’empreinte de son environnement. Le végétal devient alors bien plus qu’un élément décoratif; il est mémoire, matière et présence. Ces végétaux rencontrent la cire d’abeille, jaune ou blanche. Hydrophobe et souple à la chaleur, la cire protège, scelle et transforme. Elle permet de conserver la fragilité d’une feuille, la transparence d’un pétale, tout en les métamorphosant en matière sculpturale.

Scientifiquement, cette pratique s’inscrit dans une tradition ancienne; celle de la conservation des spécimens botaniques ou des encaustiques antiques. Mais ici, elle prend une dimension poétique et contemporaine : chaque œuvre devient un fragment de paysage intérieur, une cartographie du vivant. Une cueillette devient un acte de reconnaissance. L’enduction de cire devient un rituel. Le végétal se transforme en témoin du monde : fragile, précieux, vivant encore

Crédit photo: Véronique Moisan / Émilie B. Côté

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Les jardins de cire - Résidence et exposition